Jean-Baptiste Hugues est un sculpteur français né
à Marseille le 15 avril 1849. Il gagne le Grand Prix
de Rome de sculpture en 1875. Il a été pensionnaire à la villa
Medicis de 1876 à 1879. Ses œuvres ont été exposées aux Salons et
ont été vivement commentées par les critiques et littérateurs de l'époque. Il a
travaillait essentiellement pour des commandes de l'État ou de riches
particuliers. Il a réalisé plusieurs sculptures d'extérieur comme La
Fontaine des Danaïdes à Marseille ou
ornementales comme La Gravure à
la Bibliothèque nationale. Son travail très diversifié s'illustre sur des
bustes, des fontaines ou des plafonds de grands restaurants parisiens.
Il meurt à Paris le 28 octobre 1930.
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dimanche 2 février 2014
lundi 20 janvier 2014
Analyse de la sculpture "Œdipe à Colone" de Hugues
Le modèle en plâtre de la sculpture Oedipe à Colone est exposé au Salon de 1882. Puis l’État fait la commande du modèle en marbre pour l’exposer dans des musées nationaux. La scène représentée dans cette sculpture se situe vers la fin de la vie d’Oedipe. Après avoir découvert qu’il avait accomplit les prédictions du Sphinx, Oedipe se crève les yeux et s’exile avec sa fille Antigone, qui sera son guide. Hugues joue ici sur le contraste entre Oedipe et Antigone. Il choisit de représenter le héros en vieillard, contrairement à la plupart des artistes. La sculpture est ainsi très réaliste.
À gauche dans la statue se trouve Antigone. Une jeune adolescente aux cheveux longs, maigre et très belle. Elle est l’image de la femme parfaite. Elle a un air candide, romantique et affectueux. Elle s’appuye sur l’épaule de son père de son père et le regarde avec un amour filial. Cela contraste avec son passé car la pièce Antigone de Sophocle nous apprend les malheurs que la jeune fille a souffert et on l’attend plus mature et froide. Ainsi, cette image de jeunesse et tendresse nous surprend.
À droite se tient le vieux roi déchu. Il a l’air âgé, fatigué et sans espoir. Ses yeux, la porte de l’âme, le miroir des sentiments, sont vides et portent droit devant lui. On a l’impression qu’il est perdu dans ses souvenirs. Son expression est de fatigue, désespoir et tristesse profonde mais on perçoit un indice de sapience, gagner par les années et expériences de vie. Il porte une longue barbe, des traits de vieillesse et il a le dos vouté. Il a l’air très humain et ne ressemble pas au héros, traditionnellement jeune, fort, astucieux, et d’une beauté divine. Hugues créé un personnage très réaliste car il ne fait rien pour essayer de cacher les “imperfections”, d’un point de vue esthétique, de la silhouette d’Oedipe.
Un élément vient perturber cette image de désespéré: le bras gauche. En effet le bras entoure la taille de sa fille Antigone d’une façon rassurante et protectrice. Ce qui contraste avec le rôle de guide confié à Antigone.
L’image qu’on nous donne est donc celle de l’amour entre le père et la fille mais aussi les effets du temps et du sort tombés sur Oedipe. Hugues contredit ainsi l’habitude de représenter le héro traditionnelle et présente une scène réaliste d’un vieux condamné qui n’est pas complètement perdu car il sa fille aimée.
lundi 6 janvier 2014
Œdipe à Colone, HUGUES
| Groupe en marbre - 181cm H. X 136cm L. X 100cm P. - 1885 - Musée d'Orsay (Paris) |
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